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Que les Anémones de mer appartiennent au Règne Animal paraît, aujourd'hui, évident! Mais il fallut attendre les travaux du Suisse Abraham Trembley (1700-1784), sur les hydres,
travaux par ailleurs reconnus bien plus tardivement, pour "confirmer" qu'il s'agissait bien d'animaux et non de plantes, les capacités étonnantes de régénération, leur coloration verte, ayant contribué à jeter le trouble dans les
esprits! Le règne animal est dit "hétérotrophe" car il ne peut vivre qu'au dépens d'autres organismes, en particulier végétaux. Ceux-ci sont dits "autotrophes" car capables de synthétiser de la matière organique à partir d'éléments
minéraux grâce, entre autres procédés, à la photosynthèse. Admirons au passage l'Association, fréquente, des Cnidaires avec les algues de
type zooxanthelle, "cultivées" au sein même de leurs cellules!
La planche, ci-contre la 49ème de l'ouvrage, du biologiste allemand Ernst Haeckel (1834-1919) dans le "Kunstformen der Natur" (c.à.d. Formes artistiques de la nature, 1904) montre plusieurs
variétés d'anémones de mer classifiées comme des Actiniae.
En évitant de disserter trop longuement sur ce sujet qui intéresse surtout les biologistes, dans l'arbre de la classification phylogénique, une anémone à poissons-clowns appartient à(*** voir ci-après quelques
définitions) : règne = Animalia; sous-règne = Eumetazoa; embranchement = Cnidaria; classe = Anthozoa; sous-classe = Zoantharia (le nom d'Hexacorallia est déclassé);
ordre = Actinaria; sous-ordre = Nyantheae; infra-ordre = Thenaria. Même si cela ne dit pas grand chose à la plupart des aquariophiles, il faut quand même retenir que les anémones et les coraux durs
appartiennent tous deux à la sous-classe des Zoanthaires (anciennement Hexacoralliaires), cela a une influence sur la maintenance. Sinon, en quelques mots, une anémone est un animal tubulaire à cellules urticantes (pénétrantes
ou adhésives), et pour résumer le "physique" d'une anémone, elle a un "pied", une colonne surmontant ce pied et un disque oral avec des tentacules. D'un point de vue
biologique, ce sont des animaux très simples, tous photosynthétiques grâce à la présence de zooxanthelles ou de simples algues dans leurs tissus. Ce
sont les zooxanthelles qui fournissent la majeur partie de l'énergie nécessaire à la croissance de l'anémone : on en conclut immédiatement que les
anémones ont besoin d'une lumière forte (et ceci explique pourquoi on ne les trouve qu'à faible profondeur). Elles s'alimentent par opportunisme en
capturant des proies de toutes natures (vivantes, mortes, en décomposition) lorsque celles-ci entrent en contact physique avec les tentacules.
Une anémone à poissons-clowns a juste cette particularité de servir d'hébergement protecteur à des poissons-clowns. Ce faisant, cette symbiose est bénéfique aux deux partenaires : le poisson-clown défend son hôte en
repoussant les prédateurs de l'anémone, et l'anémone, grâce à ses tentacules urticants repousse des prédateurs potentiels des poissons-clowns et les cachent. Par ailleurs, l'anémone profite des restes des repas des poissons-clowns.