Etonnamment et curieusement, peu de recherches (au niveau mondial) ont été réalisées spécifiquement sur les anémones de mer, et encore moins sur les anémones à poissons-clowns. Le seul ouvrage scientifique récent couvrant la
biologie des anémones est indisponible, non re-édité et il est quasiment impossible de trouver un exemplaire à la vente. De fait, il est ardu de trouver des informations détaillées sur le cycle de vie des anémones. Toutefois,
dans les grandes lignes, une anémone à poissons-clowns se reproduit de façon sexuée ou asexuée (par clonage via une division, un bourgeonnement, ou encore une lacération du pied). Ce mode de propagation asexué des anémones a
été observé seulement sur quelques espèces; c'est en extrapolant qu'on soupçonne toutes les anémones à clowns d'être susceptibles d'avoir cette capacité de clonage, tandis que la reproduction sexuée est avérée certaine pour
toutes les espèces.
La division (on parle de scissiparité) intervient lorsque l'anémone se coupe en deux d'elle-même, créant ainsi deux individus strictement identiques. Le bourgeonnement intervient quand une petite partie de l'anémone
(sous la forme d'une petite boule) se détache et crée un clone de l'individu parent. Entacmaea quadricolor et Heteractis magnifica sont les plus connues pour leurs facultés de scissiparité en captivité. Si
les conditions de maintenance sont favorables, des cas de division sont également connus pour Stichodactyla gigantea. La naissance de nouveaux individus suite à un bourgeonnement a été observée très rarement avec
Stichodactyla gigantea et Stichodactyla mertensii. La multiplication d'anémones à clown n'a jamais été constatée avec une entaille/lacération du pied (cas fréquent
avec d'autres anémones comme les Aiptasia) mais cela est supposé probable avec Entacmaea quadricolor.
Les anémones sont des créatures sexuées, il y a donc des individus mâles et femelles. Cette forme de reproduction se passe par sécrétion d'oeufs et de sperme en même temps, lesquels se mélangent et se rencontrent dans
une colonne d'eau en mouvement. Un stade larvaire s'en suit (d'une durée inférieure à une semaine) et ces larves d'anémones dérivent au gré des courants (comme du zooplancton). Passé ce court délai, l'anémone en stade
juvénile se fixe sur un substrat avec toutes ses fonctions en abritant déjà une population de zooxanthelles. Toutefois, si on sait provoquer le frai
d'une paire d'anémones, il semble encore peu possible de produire des quantités importantes d'anémones en aquaculture, encore moins en captivité dans
un milieu fermé. Par ailleurs, la reproduction des anémones à clown est un phénomène (seulement?) annuel, rendant cette technique longue et coûteuse.
Des anémones à clowns sont susceptibles de vivre des années et des années dans la nature : on ne connaît pas leur espérance de vie mais elle
s'apparente probablement à celle du corail, c'est à dire virtuellement infinie en l'absence de prédateurs ou conditions climatiques ravageuses.
D'ailleurs, dans la nature, ce sont principalement les prédateurs d'anémones et le faible taux de survie des larves qui régulent leur nombre
dans les océans. En l'absence de prédateurs, elles auraient tôt fait d'envahir le milieu et de tout coloniser! C'est la mésaventure qui peut
arriver en milieu captif, comme cela se passe avec ces pestes de petites anémones comme les Aiptasia ou A. majano. Le phénomène
d'envahissement par manque de prédation a eu lieu avec Entacmaea quadricolor qui, depuis un seul individu et suite à une succession de
divisions, a créé une colonie de plusieurs dizaines d'anémones en quelques années.
Ci-joint un exemple d'illustration avec le cycle de vie "type" d'un Cnidaire (Scyphoméduse du Genre Cassiopea), les Anthozoaires (c'est leur caractéristique) ayant "perdu" la phase pélagique (de type méduse) en cours d'évolution.
C'est assez simple car il n'existe que 10 espèces d'anémones de mer accueillant des poissons-clowns (les 28 espèces d'Amphiprion et une espèce de Premnas) dans les mers et océans. A noter que la liste n'est pas
exhaustive car de nombreux poissons-clowns acceptent et tolèrent facilement des anémones de substitution comme hôte. En aquarium récifal, les poissons-clowns
s'associent même parfois avec des coraux... Il est malheureusement fréquent que les poissons-clowns issus d'élevage en captivité soient hésitants, voire refusent, à prendre une anémone de mer comme refuge, même si l'espèce
de poisson-clown est présumée compatible avec l'espèce de l'anémone proposée. Toutefois, 8 des 29 espèces de poissons-clowns ne prennent pour hôte qu'une seule et unique espèce d'anémone de mer. Dès lors, ces 8 espèces de
poissons-clowns sont moins enclines à utiliser un hôte de substitution différant de leur anémone de prédilection. A l'inverse, Amphiprion clarkii se satisfera de toutes les anémones de mer disponibles et de bien
d'autres hôtes. D'ailleurs, 2 des 10 anémones de mer accueillent exclusivement Amphiprion clarkii comme poisson-clown : Cryptodendrum adhaesivum et Heteractis malu.
Les 10 espèces d'anémones de mer à poissons-clowns sont regroupées en 3 familles de l'infra-ordre des Thenaria : les Actiniidae, les Stichodactylidae et
les Thalassianthidae. Le genre Radianthus, initialement placé dans la famille des Stichodactylidae, a été revu puis a disparu de la liste des
taxons valides. Voir : l'arbre taxonomique des espèces.
Le tableau croisé suivant résume les associations naturelles compatibles entre anémones de mer et poissons-clowns.
noms communs deCryptodendrum adhaesivum | fr: Anémone pizza en: Adhesive Sea Anemone, Pizza Anemone de: Noppenrandanemone, Pizza-Anemone |
| origine géographique | Indo-pacifique, mer Rouge |
| maintenance | difficile (2/3) |
| taille maximum | Ø ≈ 30-35 cm |
| volume aquarium | ≥ 150-200 litres |
| emplacement | impérativement du sable grossier; sinon, elle ira dans le décor de roches (son placement de prédilection). |
| éclairage | intense, HQI puissant recommandé pour bien éclairer le fond de l'aquarium |
| brassage | faible à moyen, pas de flux direct (mieux vaut un brassage faible en fin de compte!) |
| poisson clown symbiotique | Amphiprion clarkii |
Initialement décrite depuis un spécimen de mer Rouge en 1877, Doumenc en 1973 a proposé de renommer cette anémone en Stoichactis digitata. Même si cette espèce a parfois une relation symbiotique avec
Amphiprion clarkii, l'association commensale naturelle dans les océans se fait le plus souvent avec les crevettes Thor amboinensis
qui vivent surtout autour de l'anémone, ou mieux, avec Periclimenes brevicarpalis qu'on trouve en couple dans l'anémone.
Les tentacules ont la particularité d'être extrêmement collants, c'est qui lui vaut son nom d'espèce et son nom commun : "anémone pizza adhésive". Pourtant, les tentacules sont courts, ne dépassant guère 5 mm de
long, mais avec une implantation très dense.
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noms communs deEntacmaea quadricolor | fr: Anémone vésiculeuse, Anémone bulle en: Bulb-Tentacle Anemone (BTA), ou Corn Anemone de: Blasenanemone, Kupferanemone |
| maintenance | assez facile (1/3) |
| taille maximum | Ø ≈ 30-35 cm |
| volume aquarium | ≥ 100-150 litres |
| emplacement | dans des pierres vivantes avec des anfractuosités, trous, crevasses, etc. |
| éclairage | de moyen à intense, pas trop exigeante, HQI recommandé mais un éclairage en T5 est envisageable si elle se place vers le haut de l'aquarium |
| brassage | moyen |
| poissons clowns symbiotiques | Amphiprion akindynos
A. allardi Amphiprion barberi Amphiprion bicinctus A. chrysopterus A. clarkii A. ephippium Amphiprion frenatus A. latezonatus A. mccullochi A. melanopus A. omanensis A. rubrocinctus A. tricinctus Premnas biaculeatus |
Entacmaea quadricolor est souvent considérée comme la plus facile des anémones à clowns à maintenir. D'ailleurs, elle se reproduit/clone couramment par division
(scissiparité) en captivité.
L'identification de cette anémone de mer est assez facile car elle se caractérise par ses tentacules, épaisses et s'achevant par un renflement en forme d'ampoule, d'une longueur susceptible d'atteindre
une quinzaine de cm, mais deumeurant en nombre limité. L'espèce portait auparavant le nom scientifique de Gyrostoma quadricolor. Il n'est pas rare de rencontrer des individus passagèrement
dépourvus de vésicules (les boules). Les tentacules demeurent toutefois plus épais. Macrodactyla doreensis, qui porte le nom vernaculaire d'actinie tire-bouchon, possède des tentacules
torsadées dont l'aspect rappelle celui d'un tire-bouchon, et de plus fin diamètre que celles d'Entacmaea quadricolor. En dépit de leur proximité phyllogénique, les deux espèces
sont difficiles à confondre.
N'hésitez pas à consulter les petites annonces aquariophilie pour trouver cette anémone de mer! C'est presque gratuit et cela évite des prélévements en milieu naturel.
Remarque taxonomique : selon le spécialiste England (1987), cette espèce a plus d'affinités avec la famille Stichodactylidae que Actiniidae.
![]() Papouasie Nouvelle-Guinée Forme chromatique blanche-blanchâtre avec les extrémités des tentacules pourpres (souvent pâles). Premnas biaculeatus. |
![]() Îles Salomon Forme chromatique blanchâtre avec les extrémités des tentacules pourpres. Amphiprion clarkii. |
![]() Mer Rouge Forme chromatique blanche avec les extrémités des tentacules pourpres pâles. Les bulles de terminaison des tentacules sont très visibles et bien gonflées. Amphiprion bicinctus. |
![]() Sud-Est Asie, Papouasie Nouvelle-Guinée Forme chromatique blanche-blanchâtre avec des tentacules aux fines extrémités pourpres. Les tentacules sont assez courts, les bulles peu développées. Amphiprion frenatus, Premnas biaculeatus. |
![]() Mer Rouge (Soudan) Forme chromatique blanche avec de fines extrémités de tentacules pourpres. Les tentacules sont souvent courts et larges, les bulles peu développées. L'anémone paraît massive. Amphiprion bicinctus. |
![]() Mer Rouge (Jordanie) Forme chromatique grisâtre avec des bandes blanches dont le dernier tiers est rose et les extrémités des tentacules rosâtres également, les bulles sont peu développées. L'anémone semble petite et vit en solitaire. Amphiprion bicinctus juvénile. |
| fr: Anémone de sable en: Beaded Anemone, Sand Anemone de: Glasperlen, Sandanemone | |
| origine géographique | Indo-pacifique, Seychelles & Australie (zones identiques à Cryptodendrum adhaesivum). On ne la trouve pas à Madagascar, ni aux Fidji, ni en Papouasie Nouvelle-Guinée. |
| maintenance | difficile (2/3) |
| taille maximum | Ø ≈ 30-35 cm, mais rarement rencontrée à cette dimension : 25 cm maximum généralement, tentacules de 5 cm approximativement. |
| volume aquarium | ≥ 100 litres |
| emplacement | impérativement et seulement sur du sable |
| éclairage | intense, HQI puissant recommandé pour bien éclairer le fond de l'aquarium |
| brassage | faible à moyen |
| poissons clowns symbiotiques | Amphiprion akindynos
A. allardi Amphiprion bicinctus A. chrysogaster A. chrysopterus A. clarkii A. tricinctus |
Anémone de sable, appelée sous plusieurs anciens taxons comme Radianthus koseirensis, Radianthus simplex, et initialement décrite sous Actinia aurora, elle a également été connue comme
Bartholomea sp. quelques temps.
Son poisson-clown "préféré" est Amphiprion clarkii. Elle hébergent et sert d'hôtel à des crevettes Periclimines sp..
Elle vit en solitaire, dans le sable auquel elle est totalement inféodée, et les pierres vivantes sont tranquilles; du coup, elle est peu nocive pour les coraux. Mais comme on la trouve très rarement dans
le commerce aquariophile, il ne faut pas s'attarder sur cette Heteractis aurora.
![]() Forme chromatique brunâtre |
![]() Forme chromatique verdâtre |
![]() Forme chromatique blanchâtre |
noms communs deHeteractis crispa | fr: Stichodactyle cuir, Anémone cuir en: Leathery Anemone, Long Tentacle Anemone (LTA) de: LederAnemone |
| maintenance | difficile (2/3) |
| taille maximum | Ø ≈ 50 cm avec de long tentacules > 15 cm, Ø ≈ 20 cm avec des tentacules de 25 cm pour les exemplaires de Mer Rouge. |
| volume aquarium | ≥ 200 litres |
| emplacement | pas exigeante, dans les anfractuosités de pierres vivantes ou dans le sable si l'éclairage est suffisant. Idéalement, une couche de sable de 3-4 cm sur la vitre du fond l'attirera. |
| éclairage | intense, HQI impératif pour les variétés de couleur claire. Les exemplaires dans les tons violets réclament un éclairage moins intense. |
| brassage | moyen à fort, les espèces de surface (tons clairs, couleur cuir laiteux) apprécient un balancement houleux bien prononcé... |
| poissons clowns symbiotiques | Amphiprion akindynos
Amphiprion barberi Amphiprion bicinctus A. chrysopterus A. clarkii A. ephippium A. latezonatus A. leucokranos A. melanopus A. omanensis A. perideraion A. polymnus A. sandaracinos A. tricinctus |
En Mer Rouge, Heteractis crispa fut longtemps nommée Radianthus kuekenthalii (Kwietniewski, 1896), dite l'Anémone des récifs. D'ailleurs,
elle constitue la seconde espèce la plus commune en Mer Rouge après Entacmaea quadricolor. Dans ce cas, l'association avec les poissons-clowns se limite à Amphiprion bicinctus mais les crevettes-barbiers du
genre Periclimenes sont également présentes. Habituellement d'un violet remarquable, une variante uniformément beige laisse seulement ses tentacules émerger tandis que le disque buccal est dissimulé à l'intérieur
d'un trou de roche. Cette variante chromatique requiert un éclairage intense pour sa maintenance. En milieu naturel, on trouve cette anémone dès la surface (variante beige), mais surtout vers 15 mètres de profondeur
(tentacules violets) et jusqu'à 40 m dans les zones où la lumière pénètre profondément.
Le pied est coriace, verruqueux, les tentacules sont longs, disposés en cercle concentriques abritant des zooxanthelles et des pigments lui conférant des couleurs variables. On la trouve sur des substrats durs (roche sédimentaire)
couverts de sable.
![]() Tentacules gris-bleu se terminant en gris clair ou blanc sur au moins 50% de la longueur. |
![]() Tentacules blancs ou gris se terminant en rose sur au moins 50% de la longueur. |
![]() Tentacules totalement pourpre, avec les extrémités tirant sur le rose. |
![]() Tentacules gris-verts se terminant en gris-vert pâle sur au moins 50% de la longueur, avec les extrémités blanches. |
![]() Tentacules gris ou blancs se terminant en blanc ou blanc transparent sur au moins 50% de la longueur. |
noms communs deHeteractis magnifica | fr: Anémone magnifique en: Ritteri, Magnificent Anemone de: Prachtanemone |
| maintenance | très difficile (3/3) |
| taille maximum | Ø ≈ 100 cm et plus. La 2ème plus grande anémone à poissons clowns en diamètre. |
| volume aquarium | ≥ 300 litres, mais 500 litres préférables |
| emplacement | au sommet des pierres vivantes, au plus proche de la surface. Elle n'en bouge jamais, ce qui en fait l'anémone de mer la plus compatible avec les coraux dans de très grands aquariums (1000 litres par exemple). A noter une particularité : Heteractis magnifica ne mettra jamais le pied dans du sable, il est donc facile d'empêcher tout déplacement en l'isolant sur un pic rocheux bordé par une couche sableuse. |
| éclairage | très intense, HQI impératif. Exigeante! |
| brassage | fort, en plein dans le brassage |
| poissons clowns symbiotiques | Amphiprion akallopisos
Amphiprion bicinctus A. chagosensis A. chrysopterus A. clarkii A. leucokranos A. melanopus A. nigripes Amphiprion ocellaris Amphiprion percula Amphiprion perideraion |
Cette espèce Heteractis magnifica regroupe plusieurs anciennes dénominations dont Radianthus ritteri, dont son nom commun est issu,
parfois rencontré, d'Anémone de Ritter, mais aussi Radianthus paumotensis, Radianthus macrodactylus, Radianthus malu et Heteractis ritteri. Des reproductions par divisions
ont été constatées en aquarium, mais ce phénomène reste assez logiquement rare car il faut un aquarium conséquent. Heteractis magnifica est extrêmement sensible
à la qualité du brassage, lequel devra être assez fort.
Le pied est épais en forme de tonneau, de couleur variable mais le plus fréquemment rougeâtre, et franchement rouge depuis certaines origines géographiques (Soudan par exemple). Les tentacules sont mi-longs, de l'ordre de 8 cm,
de couleur grisâtre à pointes de couleurs variées (jaune par exemple) mais toujours iridescentes. Dérangée, elle se contracte en boule.
En milieu naturel, cette grande anémone se trouve surtout en groupe sur subtrat dur, sur les tombants exposés ou sur les pentes récifales. Elle peut se déplacer mais évitera tout substrat non-dur, mou; ainsi, en aquarium récifal,
il est assez facile de l'isoler et ainsi éviter qu'elle se déplace en brûlant d'autres coraux sur son passage.
En mer Rouge, son hôte de prédilection est évidemment Amphiprion bicinctus mais elle abrite aussi des crabes porcellaines cachés à sa base, au niveau du pied.
![]() Fidji & Vanuatu morphe rouge, gris, rose |
![]() Fidji morphe marron clair, gris clair, pourpre |
![]() Fidji morphe NK, blanc, yellow |
![]() Malaisie morphe marron clair, gris clair, blanc |
![]() Madang, PNG morphe marron clair, gris clair, rose |
![]() Papouasie Nouvelle-Guinée morphe marron clair, blanc, rose |
![]() Australie & Vanuatu morphe rose, gris clair, blanc |
![]() Australie & Philippines morphe pourpre, gris, blanc |
![]() Grande barrière, Australie morphe marron clair, gris clair, vert |
![]() Grande barrière, Australie morphe NK, pourpre-gris, gris-pourpre |
![]() Grande barrière, Australie morphe NK, vert, vert-jaune |
![]() Ouest de l'Inde morphe bleu, gris, blanc |
![]() Maldives morphe marron clair, blanc, blanc |
![]() Maldives morphe rose, gris, vert |
![]() Maldives morphe pourpre, gris, vert |
![]() Mer Rouge & Maldives morphe rouge, gris, vert |
![]() Mer Rouge morphe rouge, blanc, blanc |
![]() partout morphe pourpre, gris, pourpre |
![]() partout morphe rose, gris, blanc |
![]() partout morphe marron clair, gris, blanc |
noms communs deHeteractis malu | fr: Anémone délicate, Anémone de sable en: Delicate Anemone, Sand Anemone de: Hawaianemone |
| maintenance | difficile (2/3) |
| taille maximum | Ø ≈ 30-35 cm, tentacules courts |
| volume aquarium | ≥ 100 litres |
| emplacement | impérativement sur du sable, totalement inféodée à un substrat sédimentaire |
| éclairage | intense, HQI puissant recommandé pour bien éclairer le fond de l'aquarium |
| brassage | faible à moyen |
| poissons clowns symbiotiques | Amphiprion clarkii |
Cette anémone de mer a longtemps été classée comme Radianthus malu, mais a également été connue sous les noms de : Macranrhea cookie, Radianthus papillosa, Antheopsis papillosa. La description
originale, sous le nom de Discosoma Malu, a été faite depuis des échantillons prélevés dans le détroit de Torres.
La description de Heteractis malu peut se dire ainsi : les tentacules sont courts (rarement au delà de 40 mm), plutôt éparses et de longueurs variables (y compris selon une ligne radiale) et
la terminaison du tentacule affiche une couleur souvent marquée de magenta. Le disque oral se trouve au raz de la surface, juste au dessus du substrat sédimentaire dans lequel la colonne est totalement enfouie. La colonne
est communément de couleur crème pâle ou jaunâtre, et le haut de la colonne de Heteractis malu présente des verrucosités, comme des rugosités (sorte de petits boutons), jaune ou orange.
![]() Forme chromatique verdâtre |
![]() Forme chromatique grisâtre/blanche |




| noms communs | fr: Anémone tire-bouchon en: Corkscrew, Long Tentacle Anemone (LTA) de: Korkenzieher Anemone | ||||||
| maintenance | difficile (2/3) | ||||||
| taille maximum | Ø ≈ 30 cm, mais fréquemment plus petite. Tentacules longs! | ||||||
| volume aquarium | ≥ 100 litres | ||||||
| emplacement | impérativement sur du sable | ||||||
| éclairage | intense, HQI puissant recommandé pour bien éclairer le fond de l'aquarium | ||||||
| brassage | moyen à puissant | ||||||
| clowns symbiotiques | Amphiprion chrysogaster
A. clarkii Amphiprion perideraion A. polymnus | ||||||
| particularités | Cette anémone de mer tire-bouchon a connu d'anciennes appellations synonymes comme Macrodactyla (Heteractis) gelam; d'ailleurs, elle a initialement été
décrite comme Actinia doreensis, et elle doit son nom d'espèce à son premier lieu de collecte : Port Dorey (maintenant Manokwari) en Papouasie Nouvelle-Guinée (PNG). C'est une anémone difficile à observer
en plongée car elle reste rare.
Son hôte de prédilection naturel, hormis la demoiselle à trois points (Dascyllus trimaculatus) très fréquente, est Amphiprion clarkii dont on observe une variation chromatique de couleur verte dans cette anémone! En aquarium récifal, l'association se réalise facilement avec Premnas biaculeatus. Le brassage est assez délicat à réaliser car il doit être puissant malgré la présence du sable. L'aspect tire-bouchonné des tentacules est de moins en moins visible au fur et à mesure que l'anémone vieillit. L'exemplaire jaune en photo ci-dessous est un spécimen assez jeune. | ||||||
| formes schématiques courantes, locales et précisions | |||||||
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| photos d'aide à l'identification pour Macrodactyla doreensis | |||||||
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| noms communs | fr: Anémone carpette en: Giant Sea Anemone, Gigantic Sea Anemone, Carpet Anemone de: Riesenanemone |
| origine géographique | Indo-pacifique, Australie |
| maintenance | très difficile (3/3) |
| taille maximum | Ø ≈ 50 cm, tentacules courts. |
| volume aquarium | ≥ 150-200 litres |
| emplacement | de préférence sur du sable, mais peut aller sur des pierres vivantes |
| éclairage | intense, HQI puissant recommandé pour bien éclairer le fond de l'aquarium. Exigeante! |
| brassage | fort et intense |
| clowns symbiotiques | Amphiprion akindynos
Amphiprion bicinctus A. clarkii Amphiprion ocellaris Amphiprion percula Amphiprion perideraion A. rubrocinctus |
Les tentacules sont courts mais plus longs que ceux de Stichodactyla haddoni et, contrairement à ce que son nom laisse supposer, Stichodactyla gigantea
n'est pas une géante et reste plus petite que Stichodactyla mertensii.
Essentiellement associée avec Amphiprion percula.
![]() Madang, Papouasie Nouvelle-Guinée. Disque oral de l'anémone pâle, tentacules gris, moitié des extrémités rose-pourpre. |
![]() Îles Hermit & Madang, Papouasie Nouvelle-Guinée, Walindi, Îles Salomon. Disque oral de l'anémone pâle, tentacules gris, moitié des extrémités plutôt blanche. |
![]() Madang, Papouasie Nouvelle-Guinée. Disque oral de l'anémone pâle, tentacules gris, moitié des extrémités bleu-pourpre intense. |
![]() Papouasie Nouvelle-Guinée. Disque oral de l'anémone pâle, tentacules gris, moitié des extrémités verte intense. |
noms communs deStichodactyla haddoni | fr: Anémone carpette de Haddon en: Haddon's Anemone, Saddleback (Sebae) Anemone, Carpet Anemone de: Teppich Anemone | ||||||
| maintenance | assez facile (1/3) | ||||||
| taille maximum | Ø ≈ 60-80 cm (grandit rapidement) | ||||||
| volume aquarium | ≥ 200-250 litres | ||||||
| emplacement | impérativement sur du sable | ||||||
| éclairage | peu exigeante, il faut quand même éclairer correctement le fond de l'aquarium. Un éclairage en T5 avec des aquariums de faible hauteur peut convenir. | ||||||
| brassage | faible à moyen | ||||||
| clowns symbiotiques | Amphiprion akindynos
A. chrysogaster A. chrysopterus A. clarkii A. polymnus A. sebae | ||||||
| particularités | Cette anémone tapis a été connue sous le nom de Stoichactis kenti. Elle est très prédatrice et engloutit tout ce qui lui tombe dans la bouche... Le disque
oral apparaît comme un tapis, impression accentuée par des tentacules courts, peu urticants, plus grands vers le centre qu'aux bords de la couronne.
On la distingue de Stichodactyla mertensii qui montre des points verruqueux sous le disque, alors que le disque de Stichodactyla haddoni est lisse. | ||||||
| formes schématiques courantes, locales et précisions | |||||||
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noms communs deStichodactyla mertensii | fr: Anémone de Mertens en: Merten's Sea Anemone, Spotted Based Carpet de: Merten's Riesenanemone | |||||||||
| maintenance | très difficile (3/3) | |||||||||
| taille maximum | Ø > 100 cm, c'est la plus grande des anémones à clowns malgré des tentacules courts de 2 cm. | |||||||||
| volume aquarium | ≥ 300, mais de préférence > 500 litres. | |||||||||
| emplacement | sur les pierres vivantes. | |||||||||
| éclairage | très intense, HQI impératif. | |||||||||
| brassage | moyen à fort. | |||||||||
| clowns symbiotiques | Amphiprion akallopisos
A. akindynos A. allardi A. bicinctus A. chrysogaster A. chrysopterus A. clarkii A. fuscocaudatus A. latifasciatus A. leucokranos Amphiprion ocellaris A. sandaracinos A. tricinctus | |||||||||
| particularités | On connaît aussi cette anémone sous un ancien taxon : Stoichactis giganteum. Stichodactyla mertensii sert souvent d'abri aux alevins de
la demoiselle à 3 points, Dascyllus trimaculatus, mais aussi à des crevettes telles que Periclimenes brevicarpalis ou encore
des crabes porcelaines comme Neopetrolisthes oshimai par exemple. Amphiprion bicinctus s'associe avec elle dans l'archipel de Chagos en plein
Océan Indien.
Les schémas ci-après indiquent quelle forme chromatique est associée préférentiellement avec tel ou tel poisson-clown. Les terminaisons marquées en blanc sont susceptibles de prendre des couleurs variées. | |||||||||
| formes schématiques courantes, locales et précisions | ||||||||||
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| photos d'aide à l'identification | ||||||||||
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Les anémones ont besoin d'une eau de qualité "récifale", c'est à dire proche du mieux possible. Elle doit être riche en oxygène dissous car les anémones ne vivent pas trop en profondeur dans les océans, mais plutôt dans les couches
d'eau superficielles. En conséquence directe, le brassage de surface devra être particulièrement soigné et elles se fixeront elles-mêmes aux endroits les mieux oxygénés : ça explique parfois le dépérissement de certaines anémones
de mer dans des bacs insuffisamment oxygénés! Afin de leur apporter cet oxygène vital, il convient aussi de bien brasser le fond de l'aquarium avec les espèces d'anémones qui vivent dans le sable. D'ailleurs, lors des périodes
chaudes telles que l'été, il est judicieux d'augmenter le débit de brassage afin d'améliorer l'injection d'oxygène dans l'eau. A noter qu'Heteractis magnifica est une anémone particulièrement délicate sur ce point.
Le chimisme de l'eau doit être stable pour espérer maintenir des anémones à clowns avec succès sur le long terme! Cela signifie que l'aquarium accueillant les anémones doit être en eau depuis plusieurs mois (!)
afin d'avoir un cycle de l'azote parfaitement maîtrisé et équilibré.
Enfin, la préparation de l'eau reconstituée avec des sels synthétiques est réalisée avec de l'eau osmosée et/ou décationisée afin d'éviter l'introduction d'éléments indésirables (nitrates, phosphates, métaux lourds,
agents pathogènes, etc.). La remise à niveau suite à un changement d'eau partiel doit être fait lentement (goutte à goutte par exemple) pour ôter tout pic ponctuel dans un élément de l'eau qui deviendrait potentiellement
préjudiciable à un animal sensible comme une anémone de mer (et aux algues Caulerpa également). Une assimilation lente et patiente fait partie des secrets de la réussite et il est souhaitable de renouveler l'eau 4 fois par
mois par petites doses qu'une seule grosse fois dans la même période.
En général, on considère que l'aquarium accueillant des anémones devrait pouvoir convenir à la maintenance de coraux durs de type SPS à petits polypes. Les conditions de maintenance sont donc similaires à tout aquarium récifal et,
tout d'abord, une température comprise entre 24 et 26 °C car au delà de 26 °C, le taux d'oxygène dissous diminue dramatiquement vite et l'activité des zooxanthelles productrices d'énergie n'est plus dans son optimum. Le pH sera
classiquement compris entre 7,8 au plus bas le matin jusqu'à 8,4 au plus haut le soir. Idéalement, un pH constant (entre 8,1 et 8,4) sera le meilleur. La densité doit être maintenue au delà de 1022 et jusqu'à 1026, soit une
salinité aux environs de 34-35‰. Les espèces de Mer Rouge accepteront une salinité légèrement plus élevée tandis qu'une salinité trop faible peut causer des dommages à cause de phénomènes osmotiques (problèmes
d'osmorégulation).
Evidemment, des paramètres comme la concentration en ions ammonium et le taux de nitrite doivent être strictement égaux à zéro. Les nitrates doivent se situer au plus proche du zéro sans excéder 10 mg/l. Les
anémones sont des animaux difficiles, rappelons-le.
Finalement, même si les anémones ne fabriquent pas de squelette calcaire (leur corps souple en témoigne) comme les coraux durs, les taux de
Calcium et Magnésium (pour ne citer que ces 2 principaux) doivent se situer dans les mêmes valeurs que dans
un aquarium récifal, c'est à dire un taux de Ca compris entre 380 et 420 mg/l (et toujours au delà de 320 mg/l, mais jamais supérieur à 460 mg/l) et un taux de Mg proche de 1250 mg/l. Des paramètres ioniques mal maîtrisés
(Ca en deçà de 320 mg/l par exemple) aboutiront à un unique résultat : le dépérissement de l'anémone.
Il est parfois important de connaître l'origine géographique de l'anémone acquise. En effet, toutes les anémones en provenance de l'Océan
Pacifique vivent dans les couches superficielles, peu profondes, d'eau. Dès lors, un éclairage puissant devient obligatoire. Les variétés de couleur
plus sombre de l'Océan Indien et de Mer Rouge sont moins difficiles à contenter car ces anémones proviennent de profondeurs avoisinant la quinzaine
de mètres.
Mais, dans tous les cas, les anémones, qui sont des invertébrés utilisant la photosynthèse pour disposer d'énergie, ont de
gros besoins en lumière et l'utilisation de lampes HQI associées à un réflecteur de qualité
est presque une obligation pour espérer tenir ces animaux durant de longues périodes. Les anémones vivant dans le sable sont particulièrement
sensibles à ce paramètre car le flux lumineux diminue vite dans l'eau : de l'ordre de 5 à 8% par tranche de 10 cm d'épaisseur de couche d'eau. Ce
n'est pas tant le volume de l'aquarium qui importe mais bien l'épaisseur (hauteur) de la couche d'eau que les rayons ont à traverser pour atteindre
et alimenter les algues symbiotiques (les zooxanthelles). Ainsi, des puissances de 150 Watts conviendront convenablement à des aquariums avec moins
de 40 cm d'eau, 250 Watts pour des bacs allant jusqu'à 55 cm de hauteur d'eau tandis qu'une ampoule HQI de 400 Watts traversera valablement des
couches plus épaisses (jusqu'à 70 cm). Pour mémoire et encore une fois, une anémone est aussi exigeante que des coraux durs.
Il faut, malgré tout, relativiser l'importance de la lumière en fonction des espèces. Ainsi, les anémones de sable sont plus difficiles à satisfaire en raison de leur position profonde. Les anémones qui s'ancrent sur
une pierre vivante ont la faculté d'évoluer en hauteur sur le décor rocheux : elles trouvent ainsi d'elles-mêmes la solution lumineuse qui leur convient le plus (en combinaison avec le brassage). Ainsi, il n'est pas illusoire
d'éclairer certaines anémones avec des tubes néons à haut rendement tels que des T5. Ceci est notamment vrai avec Entacmea quadricolor qui demande bien moins d'intensité lumineuse que ses congénères. Stichodactyla
haddoni, bien qu'appartenant au groupe des anémones vivant dans le sable, est également moins gourmande en lumière. Ces 2 anémones sont manifestement les plus indulgentes sur ce chapitre!
Vérifiez les nécessités de chacune en éclairement dans la description des espèces.
La qualité du brassage et la force du flux diffèrent en fonction des espèces; difficile d'admettre une règle générale, bien qu'elles nécessitent
toutes une excellente oxygénation de l'eau. Cela implique un brassage vigoureux en surface afin de favoriser au maximum les échanges gazeux
air/eau de l'aquarium. Les anémones vivent sur les pentes externes des récifs ou encore sur les platiers, elles sont donc naturellement dans
des zones suroxygénées à 110%. A l'inverse, le taux de CO2 est minimum.
Une difficulté supplémentaire réside avec les anémones vivant dans le sable : certaines aiment un brassage fort pour "respirer" et il est difficile de leur offrir cette condition sans faire "voler" le sable dans l'eau.
Seul un savant dosage et l'expérience détermineront un emplacement très favorable pour l'anémone. En plus, les anémones de sable ne se déplacent que dans un seul plan, la surface du sable, au contraire des anémones "tous terrains"
qui peuvent se déplacer en hauteur dans le décor pour trouver une position optimale.
Les anémones filtrent l'eau pour s'alimenter et utilisent les flux en mouvement autour d'elles afin que les tentacules captent de la nourriture et l'apportent jusqu'à l'orifice buccal. Le rôle du brassage est primordial
dans un succès de maintenance à longue échéance.
De toutes façons, l'anémone choisira son propre emplacement : inutile d'espérer lui imposer un endroit précis... et elle se déplacera tant qu'elle n'aura pas situé le meilleur lieu. Si les conditions de brassage sont
modifiées (une pompe qui s'encrasse et dispose d'un rendement moindre peut suffire), l'anémone est amenée à se déplacer à nouveau!
Heteractis magnifica est la championne sur ce chapitre.
Plus l'aquarium est volumineux, plus les paramètres de l'eau restent stables dans de bonnes conditions d'entretien courant. C'est la première
règle! Cela facilite et améliore nettement les chances de maintien au long court. Il est également inutile de tenter d'introduire une anémone
de 50 cm de diamètre dans un aquarium de 30 cm de large! En résumé, n'achetez pas une anémone qui peut potentiellement grandir, dépasser et...
déborder de l'aquarium, et une anémone en forme dans un excellent environnement grandit très très vite!
Les volumes indiqués dans le descriptif des espèces sont des volumes minimaux ne prenant en compte que la taille de l'anémone et en
dessous desquels il ne faudrait pas descendre. Ainsi, il est envisageable de maintenir une anémone dans des nanos-récifs sans trop de soucis
si on respecte les optimums de la maintenance "récifale", et une cuve d'une centaine de litres (mais assez large) acceptera déjà bon nombre
d'espèces d'anémones à clowns. A l'opposé, tenter de maintenir une Heteractis magnifica ou une Stichodactyla mertensii dans
un bac non spécifiquement aménagé et un gros système complet dédié à leur maintenance propre est une aberration, et ce serait condamner l'animal
dès le départ.
En ce qui concerne le matériel, il faut, dans tous les cas de figure, faire attention à l'emplacement des pompes de brassage et il
est régulièrement utile de modifier le système d'aspiration d'eau. En effet, surtout au début de son introduction, une anémone part en "ballade"
dans tout l'aquarium à la recherche de la position idéale pour elle. Il est fréquent qu'une anémone ait tendance à être attirée comme un aimant (!)
par les pompes de brassages en raison des mouvements d'eau à l'entrée de la pompe. Les anémones "escaladent" les vitres sans problème grâce à leur
pied préhensile et, à force de graviter autour de la pompe, elles finissent par se faire aspirer et... hachées menues par les pales du rotor de la
pompe!!! Ce genre d'incident est tellement courant que cela en devient navrant. Enfin, ne pensez pas qu'une anémone de sable soit à l'abri de ce
type d'accident car les pompes se décrochent parfois de leur support et tombent à même le substrat : l'anémone de sable aura vite fait de
profiter de votre absence pour chercher un autre endroit dans l'aquarium en raison des modifications induites aux flux du brassage. En conséquence,
protégez l'aspiration de vos pompes de brassages dès qu'elles se situent à l'intérieur du bac.
Si vous ne disposez pas de surverse (système de débordement), protégez l'accès au combiné chauffant! Une anémone peut parfaitement s'installer
sur ce combiné alors qu'il est hors-fonction, mais sa mise en route sera éminemment dangereuse, tant pour l'animal que pour le combiné lui-même!
Au contraire, si vous disposez d'un système de débordement, pour alimenter une cuve annexe de décantation par exemple, pensez à protéger
l'orifice d'alimentation en eau par un maillage (cage en grillage plastique) afin d'éviter l'obstruction potentielle du trou par l'anémone!!! Imaginez
la catastrophe qui subviendrait dans le cas où...
Le débat reste encore et toujours ouvert sur ce sujet... Plusieurs aquariophiles ont rapporté des problèmes en tentant de maintenir des anémones
d'espèces différentes dans des petits aquariums. Pour le moins, il semble qu'une compétition chimique éclate entre les anémones même dans des
aquariums de taille moins modeste. Dans tous les cas, des confrontations "physiques" sont inévitables lorsque les anémones se déplacent; le
combat qui s'en suit est rarement fatal à l'une des protagonistes, mais des traces de contacts cuisants, sortes de brûlures, résultent
inexorablement d'un tel face à face. Toutefois, quelques cas relatent l'absorption, l'ingestion complète d'une anémone par une autre! C'est
souvent une conséquence d'un système trop petit (aucune des anémones ne peut trouver sa place sans se "débarrasser" de l'autre).
Si vous souhaitez absolument maintenir plusieurs espèces d'anémones dans le même aquarium, prémunissez-vous par avance contre les effets
de ces affrontements. L'idéal consiste à disposer d'une cuve supplémentaire, ou de toute autre solution de repli, pour ôter l'anémone apparaissant
la plus stressée. Préparez-vous à être confronté à ces problèmes de guerre et restez vigilants durant plusieurs semaines! En optant pour
cette délicate maintenance, choisissez préférentiellement des espèces ne nécessitant pas les mêmes conditions de vie : une anémone qui vit dans le
sable et une anémone qui vit sur le haut du décor près de la surface auront moins de possibilités de se croiser. En revanche, 2 anémones préférant
le même substrat pour s'implanter auront toutes les (mal)chances de se combattre.
Notez qu'il est extrêmement facile de maintenir plusieurs individus d'une espèce d'anémone identique dans un unique aquarium, et cela,
même si les anémones ont des patrons de couleurs différentes ou proviennent de régions océaniques variées. Dans la nature, certaines espèces
vivent en grandes colonies de plusieurs dizaines d'individus sans soucis.
La réponse est clairement oui. En fait, il faut bien prendre conscience de 2 critères lorsqu'on planifie l'introduction d'une anémone dans un aquarium marin : l'anémone de mer est prédatrice, mais a contrario, elle a
aussi des prédateurs! C'est une nouvelle fois l'équivalent de la maxime : manger ou se faire manger...
Les prédateurs d'anémones sont nombreux et variés : certains nudibranches, quelques variétés de vers de feu, mais surtout les poissons-papillons, les gros poissons-anges ou encore les gros poissons-ballons/
poissons-globes pour ne citer qu'eux. Et quand bien même l'anémone abrite des clowns protecteurs, cela n'est pas suffisant pour arrêter un
Arothron de 40 cm! D'ailleurs, il n'est malheureusement pas exclu de voir les clowns périr à trop vouloir protéger leur
hôte. En revanche, certains poissons (comme Acreichthys tomentosus) connus pour dévorer des petites anémones telles
les Aiptasia spp., Anemonia majano et autres Zoanthus, laissent tranquilles ces anémones de mer trop grosses.
Les anémones ont un revers : ce sont de grandes prédatrices, et pas seulement de zooplancton... En effet, cela inclut de nombreuses espèces de poissons inféodés au substrat tels les poissons-faucons, éperviers,
dragonnets, blennies, gobies ou encore les poissons à la nage lente comme les Syngnathidae (hippocampes par exemple).
Stichodactyla haddoni est spécialement connue pour sa gloutonnerie et ingurgite tout ce qui arrive à son orifice buccal, incluant crabes, crevettes, escargots, etc., sans distinction, ce qui dicte une règle générale :
"si une anémone de mer peut manger quelque chose, elle le fera probablement un jour ou l'autre".
Les anémones appartiennent à la même sous-classe des Zoantharia que les coraux durs. Normalement, ce sont des animaux plutôt fixes (on dit sessiles)
et une anémone change d'emplacement quand cela devient une nécessité de survie! Elle ne bougera que si elle a une raison de le faire. Habituellement,
une anémone bien positionnée dans un aquarium, disposant de conditions optimales de maintenance ne bougera pas durant des années. Cet indicateur
dans le temps est une preuve de bonne santé de l'anémone. Inversement, si l'anémone se met à se déplacer (sauf au cours de la période suivant
l'introduction), inquiétez-vous de modifications intervenues dans divers paramètres de maintenance : c'est le témoignage d'un dérèglement.
La bonne manière de procéder est de choisir une anémone en fonction de ce qu'on peut lui offrir comme site de maintenance et d'adapter, à
l'avance, le site et l'endroit dans l'aquarium semblant le plus approprié. Cette recherche préalable à l'achat de l'inter-opérabilité entre
l'aquarium et l'anémone sélectionnée sera le meilleur gage de réussite et d'espoir d'une anémone qui ne bouge pas.
Il faut également tenir compte du fait qu'une anémone grossit, grandit, s'étend : ce qui était agréable pour elle lorsqu'elle ne dépassait
pas 15 cm ne le sera plus nécessairement quand elle fera 30 cm. Il faut savoir anticiper ce phénomène inéluctable! Par ailleurs, au cours de son
existence, une anémone a tantôt des phases de rétractations et de contractions, tantôt des phases d'épanouissement et d'expansion. Ces cycles
répétitifs ne sont pas contrôlables, et une anémone va donc alternativement s'étaler allégrement puis se recroqueviller sur elle-même. C'est un
moyen d'adapter ses propres paramètres chimiques internes à l'environnement extérieur et de pratiquer un auto-nettoyage de son système car elle en
profite pour se débarrasser d'impuretés. Certaines anémones vont même aller jusqu'à pratiquer ces contractions/expansions tous les jours et ce
n'est pourtant pas un signe de contrariété ou de mauvaise santé : cela dépend des individus. Malgré tout, la majorité des anémones vont rester
gonflées tout le temps de la durée d'éclairage afin de profiter de cette énergie solaire. Une anémone qui resterait contractée assez longtemps
après l'allumage de l'éclairage va probablement ne pas tarder à se déplacer et aller à la recherche d'un site plus favorable. Penser alors à vérifier
l'usure des lampes ou à nettoyer les réflecteurs par exemple...
Globalement et pour résumer, une anémone qui se sent bien, là où elle est, ne bougera pas. Il convient alors de toujours faire en sorte de ne pas modifier les conditions de maintenance.
Peu de solutions, mais en relisant les paragraphes précédents, ce sont surtout les facteurs environnementaux qui ont un impact sur l'immobilité ou non d'une anémone. Vous devez surveiller les paramètres les plus courants et les maintenir à leur meilleur niveau :
Il est juste nécessaire de procurer le meilleur environnement et le plus adapté possible à l'espèce précise de votre anémone : elle ne bougera plus de son lieu favori si tous ces facteurs restent constants dans le temps.
La procédure d'introduction et d'acclimatation d'une anémone de mer est identique à celle de n'importe quel invertébré sensible. Ainsi, lorsque vous êtes devant votre
aquarium, déposez simplement le sachet contenant l'anémone dans l'eau sans l'ouvrir. Laissez-le flotter ainsi durant plusieurs minutes
(1/4 d'heure par exemple) afin de niveler, égaliser la température de l'eau du sachet avec celle de votre aquarium. Cette étape doit se faire à l'abri des sources lumineuses qui tendent à chauffer hors de contrôle l'eau dans
les sachets!!! Passé ce délai, ouvrez le sachet et commencez à diluer de l'eau de votre aquarium avec l'eau contenue dans le sachet. Cette opération doit être faîte très lentement, sans précipitation, car l'anémone est un animal
à corps mou dont les tissus sont majoritairement constitués d'eau. Un changement trop rapide et brutal de la chimie entre les fluides internes de l'anémone et l'eau externe impliquerait des conséquences dramatiques et négatives
sur la santé de l'anémone. Cela inclut particulièrement une différence trop grande entre le pH et la salinité de l'eau du sachet et du bac. Soyez donc prudent, patient et méticuleux lors de cette phase de mélange des liquides.
Plusieurs méthodes existent pour réaliser une acclimatation lente; la plus simple est de remplir doucement le sachet avec quelques centilitres de l'eau du bac toutes les 2-5 minutes. Lorsque le sachet commence à être trop plein
pour ne plus flotter, on vide (en jetant l'eau!) moitié du sachet, et on recommence à nouveau.
Une autre méthode, idéale et moins fastidieuse, consiste à réaliser un goutte à goutte; cela nécessite un peu de matériel, et en particulier du tuyau de faible diamètre (typiquement du 4 mm servant de tuyau à air), un robinet
de diamètre adapté à la section du tuyau pour régler la vitesse du goutte à goutte, un récipient en plastique : une bouteille ou bidon d'eau minérale vide suffit. En perçant le plastique du bouchon (par exemple), on adapte
et on colle le tuyau afin de rendre l'ensemble étanche. On perce à l'opposé du tuyau pour créer un orifice d'introduction du liquide (cela permettra aussi de remplacer l'eau par de l'air). Voilà, la "perfusion" est
presque terminée. Remplissez le récipient d'eau directement prélevée dans l'aquarium de destination, installez le tout plus en hauteur que le sachet (l'eau dégoulinera par gravité) et ouvrez le robinet pour obtenir un
léger débit. Le récipient va lentement se vider et l'eau se mélanger à celle du sachet. A vous de discerner les volumes à utiliser pour ne pas faire couler ou déborder le sachet contenant l'anémone. Un petit truc : utilisez une
minuterie de cuisine ou un réveil pour ne pas oublier l'anémone dans son sachet trop longtemps... Une heure est un laps de temps souvent suffisant.
Il est possible qu'il soit nécessaire de répéter l'une ou l'autre de ces méthodes. Vérifiez l'apparence de l'anémone avant son introduction définitive dans le bac! Eventuellement, renouvelez l'opération de dilution par mélange en
jetant moitié de l'eau du sachet.
Une fois la première étape d'acclimatation réussie, jetez une bonne partie de l'eau de mélange et ne conservez que le minimum d'eau dans le sachet afin de juste garder l'anémone dans l'eau. Vous devez saisir l'anémone avec vos
mains (gantées) dans son sachet pour l'extraire et l'extirper. Il faudra peut-être décoller le pied du fond du sachet : faîtes juste glisser l'anémone, il n'est nul besoin de forcer ou d'être brutal, vous ne sentirez aucune
résistance si vous êtes délicat. Ensuite, placez juste l'anémone quelque part dans l'aquarium dont l'environnement paraît le mieux pour elle. Une anémone de sable doit être mise sur le sable immédiatement.
La prudence est de rigueur avec l'éclairage lors de l'introduction : baissez son intensité provisoirement pour habituer l'anémone de mer progressivement à un éclairage certainement bien plus intense que celui dans lequel elle
se trouvait chez le commerçant. Augmentez à nouveau l'éclairage sur plusieurs jours pour retrouver le niveau maximal. Une variation trop brutale du flux lumineux peut provoquer, par réflexe, une expulsion d'une grande partie
des zooxanthelles et fragiliser l'anémone de mer. Restez vigilant!
Ce phénomène reste rare mais cela arrive avec une anémone en pleine forme ou avec les espèces d'anémones très adhésives (Cryptodendrum adhaesivum porte bien son nom à ce propos), l'anémone de mer s'agrippe et se saisit de votre main ou de tout autre objet parfois. Pas de panique!!! Inutile de s'inquiéter, elle n'est pas en train de vous dévorer. :-)) En revanche, n'essayez pas de la décoller vous-même en forçant, vous ne feriez que l'endommager et une anémone abîmée est une anémone dont la survie est compromise. A la place de tout acte, laissez l'anémone tranquille et patientez : elle se détachera de votre main après une minute ou deux.
La première indication générale est donnée par l'espèce exacte de l'anémone; vous devriez connaître son emplacement de base avant l'achat, c'est à dire sur le sable ou sur les roches vivantes? Si vous avez acheté précipitamment
une anémone vivant dans le sable sans avoir préalablement mis du sable dans votre aquarium, il faut remédier à ce manque rapidement car beaucoup d'anémones sont strictement inféodées au sable! Quelques anémones se
satisfont de tous les types de substrat et d'autres iront obligatoirement se "percher" sur le décor dans les pierres vivantes.
Avant toute introduction, et en dehors de tout achat compulsif, vous auriez dû arranger l'aquarium pour créer des sites favorables et arranger son environnement en fonction de ses besoins. L'anticipation est une
clef utile pour réussir. Dans de telles conditions, il est tout à fait possible que l'anémone reste à l'emplacement dédié et prévu et où vous la déposez en toute première instance.
Mais il est fréquent que l'anémone décide elle-même de l'emplacement de ses rêves, et pour cela, elle va parcourir l'aquarium et vagabonder un peu partout jusqu'à ce qu'un lieu lui plaise et qu'elle l'adopte. Cela
n'est pas sans conséquence en raison du coté très urticant de l'anémone : tout animal sessile (fixe) comme les coraux rencontrés sur son passage sera brûlé. Avec des coraux durs
(en particulier), le meilleur conseil serait d'éviter les anémones de mer logeant dans les pierres vivantes et vous cantonner aux anémones vivant strictement dans le sable! Les éventuels dommages seront plus limités.
Vouloir déplacer une anémone est une entreprise périlleuse car son pied est fermement fixé au substrat. De plus, les anémones trouvent "instinctivement" les trous et crevasses pour s'arrimer solidement, rendant l'opération encore
plus délicate. De fait, il est souvent impossible de déménager une anémone sans lui causer de sévères lésions au pied ou à la colonne et il faut rappeler que les dommages causés sont irrémédiablement fatals! C'est donc une
tentative à éviter. Dans certains cas, c'est le décor qu'on peut modifier et bouger plutôt que l'anémone elle-même. Par exemple, on peut tourner la pierre sur laquelle l'anémone s'est fixée, de la même façon qu'on repositionnerait
un corail ayant poussé sur une roche.
Quelquefois, le pied de l'anémone est visible et accessible (attachée sur une vitre de l'aquarium par exemple), il faut alors la manipuler prudemment et tout doucement. Essayez de glisser un doigt ou un autre objet fin
et non tranchant en dessous du pied pour décoller délicatement l'anémone de son support inapproprié.
Si l'anémone est dans un endroit peu ou pas accessible facilement, la seule solution qui reste alors est de modifier son environnement et ses conditions de vie pour provoquer son propre déplacement. Pour ce faire,
augmentez ou diminuez les flux de brassage aux alentours, intensifiez ou baissez la lumière, etc. Quelques aquariophiles expliquent que positionner le flux direct d'une petite pompe en direction du pied de l'anémone réussit à la
faire bouger. Il suffit alors de revoir les possibilités expliquées avant.
Répétez tout simplement dans le bon ordre les opérations décrites précédemment, depuis le déplacement de l'anémone, en passant par l'achat chez le commerçant, etc.
Parfois, l'anémone se fixe à un endroit peu désiré car d'une moindre visibilité, ou d'un accès peu aisé pour la nourrir ou, encore, se place dans une situation la mettant en péril (proche d'une pompe par exemple) ou menaçant
d'autres habitants de l'aquarium. Bref, le site d'implantation ne vous plaît pas et vous souhaitez faire bouger l'anémone afin qu'elle choisisse un autre emplacement.
Il existe une multitude de solutions pour déplacer l'anémone, en se rappelant bien que le plus difficile consiste bien à la rendre sessile. Toute d'abord, si c'est une anémone vivant dans le décor de pierres vivantes,
le plus simple réside dans le déplacement de la pierre servant de perchoir à l'anémone. Ensuite, dans des cas difficiles, il est possible de déplacer l'anémone physiquement à la main (voir ci-avant). Toutefois, ces deux solutions
ne garantissent pas la réussite de la manoeuvre car l'anémone, n'ayant pas choisi elle-même son emplacement, est toujours susceptible de se déplacer à la recherche d'un endroit plus favorable : en effet, ce n'est pas pour rien si
elle avait "atterri" en un lieu peu propice.
Finalement, la meilleure approche consiste à changer les conditions de maintenance et les facteurs environnementaux de l'anémone : ceci implique de comprendre préalablement pourquoi l'anémone s'est installée là où elle
a élu domicile. Modifiez l'éclairage, changez l'orientation d'une pompe de brassage, déplacez une partie du décor (quelques
pierres vivantes arrangées autrement modifient sensiblement de nombreux paramètres), etc. Cela devrait décider l'anémone à bouger et
l'obliger à choisir un autre site d'implantation. Encore une fois, l'anémone décidera seule de son emplacement privilégié : c'est à nous, aquariophiles, de lui fournir le lieu propice à son développement.
Dans un aquarium, non, cela n'est pas nécessaire. Ce phénomène de symbiose n'est pas obligatoire en captivité, un poisson-clown peut parfaitement vivre sans anémone (ni même de corail de substitution) et une anémone se passera
sans problème majeur de la protection d'un poisson-clown sans prédateur potentiel.
Malgré tout, comme dans la nature on ne trouve pas d'anémone de mer à poisson-clown sans hôte (poissons-clowns, crevettes, crabes, demoiselles, apogons) et on ne trouve jamais aucun poisson-clown vivre sans
anémone de mer, on peut penser qu'il est largement souhaitable de recréer cette association en aquarium récifal.
Une anémone de mer est, avant tout, un animal photosynthétique grâce aux zooxanthelles. Si l'anémone est sous un éclairage puissant, ou, tout du moins suffisant pour produire l'énergie nécessaire au développement de l'animal, il est probable qu'elle vive bien sans apport de nourriture externe. Toutefois, en aquarium ce régime "sec" sans nourriture carnée n'est pas conseillé : la qualité de la lumière peut baisser dans le temps (usure des lampes, réflecteurs sales, etc.) et l'anémone de mer se trouverait vite en insuffisance énergétique; il est donc recommandé d'alimenter une anémone de mer régulièrement. L'aquariophile doit être vigilant!
Hormis une forte luminosité favorisant l'activité des zooxanthelles symbiotiques, on peut nourrir l'anémone de mer avec des aliments très variés (elles ne sont pas difficiles...). Bien qu'une anémone de mer soit capable
d'ingurgiter de gros morceaux de nourriture en une seule fois, il est nettement préférable de donner de petites portions de taille modeste plus fréquemment; cette dernière façon d'agir a le mérite supplémentaire de participer à
un moindre déséquilibre général du système physico-chimique de l'aquarium (apports d'azote organique mieux assimilés à faibles doses qu'en grosse variation).
Tous les produits, frais ou congelés, issus du milieu marin et d'origine non végétale conviennent pour nourrir votre anémone de mer : artémia, krill,
crevettes coupées en morceaux, mysis, moule ou huître hachée,
chair de coquillages divers, etc. Il est également possible d'enrichir ces produits en vitamines pour aquariums récifaux. Bien sûr, les compositions variées (faites maison par exemple) recevront le meilleur accueil. Les anémones
de mer mangent même des aliments en paillettes ou en granulés si ceux-ci viennent au contact des tentacules et qu'elles peuvent s'en saisir. Le simple arrêt d'une pompe permet de modifier les flux de brassage dans l'aquarium et
permettre de diriger des distributions de nourriture directement vers l'anémone. Essayez plusieurs sortes de nourritures fraîches, congelées ou lyophilisées, vous constaterez ainsi vers quels aliments vont ses préférences et
si certains lui déplaisent ou la laissent indifférente.
Pensez qu'une anémone grandit en fonction des apports énergétiques; un éclairage intense accompagné de distributions de nourriture fréquentes (sans excès malgré tout!) verra un grossissement rapide d'une anémone en bonne santé. Les
apports de nourriture extérieurs autorisent un contrôle de la rapidité de croissance d'une anémone : peu nourrie, la vitesse de grossissement ralentira. Cela peut même se révéler être un moyen efficace d'éviter l'envahissement par
une anémone déjà devenue de taille conséquente et cela favorisera une aquariophilie responsable!
Il est difficile d'indiquer ou de conseiller un dosage des apports en nourriture pour votre anémone car cela dépend de l'énergie qu'elle reçoit, en premier lieu, via la photosynthèse des zooxanthelles. Si vous
souhaitez un grossissement rapide et que l'anémone semble en excellente forme, proposez-lui de la nourriture tous les jours. Au contraire, si vous préférez une croissance lente, nourrissez seulement une fois par semaine.
De toutes façons, elle profitera des reliefs et des restes des repas de ses hôtes (des poisson clowns, crevettes, crabes) que vous devez nourrir. Notez que Stichodactyla haddoni détient la palme de la gourmandise...
Une anémone en bonne santé décèlera facilement la présence de nourriture et devient alors très agressive avec ses tentacules. Cela signifie que tout ce qui vient en contact avec ses tentacules sera capturé puis consommé. En conséquence, il suffit de diriger la nourriture vers l'anémone, la solution la plus simple consistant à déposer la nourriture au plus près des tentacules (une pipette ou une pince en bois facilite cette opération de nourrissage ciblé). Une anémone en forme acceptera et ingurgitera des morceaux de taille conséquente (ce n'est pas conseillé) en moins d'une minute, tandis qu'une anémone affaiblie ou pas encore remise d'une période de stress mettra bien plus de temps pour se nourrir. Dans ces derniers cas, il faut protéger la nourriture d'autres prétendants au nourrissage, sinon elle sera volée par les poissons ou d'autres invertébrés (crabes, crevettes, bernard l'ermite).
Une astuce : placez une petite barquette en plastique (noir) dans lesquelles on achète les fruits un peu précieux tels que les framboises, les myrtilles, etc., à l'envers au dessus de l'anémone; cela fera une excellente protection
pour l'anémone qui aura tout le loisir et le temps de manger sans être importunée par ses voraces concurrents. Attention, il faut que cette protection ne soit pas de taille ridicule par rapport à la taille de l'anémone, ni que
cela plonge l'anémone dans une pénombre trop noire ou la prive des courants d'eau issus du brassage...
Toutefois, au départ, il faut surtout nourrir les poissons en priorité car ils seront moins tentés de capter la nourriture destinée à l'anémone s'ils ont le ventre plein. Par rapport aux autres invertébrés comme les
crevettes, ci-inclus les crevettes nettoyeuses, ou les crabes, occupez-les en leur donnant de la nourriture en morceaux de taille conséquente : trop affairés à manger ces gros morceaux, ils ne gêneront pas l'anémone de mer.
Malgré tout, si l'anémone est un peu anémique et met beaucoup de temps à se nourrir, seule la solution de protection avec une méthode telle que le panier/barquette permettra d'éviter la soustraction de la nourriture de
l'anémone. Toutefois, cette mesure doit rester provisoire : si elle doit persister, le problème est ailleurs (anémone en mauvaise santé souvent en raison d'un éclairage trop faible).
Dernier détail : ne chassez surtout pas les poissons-clowns avec la main ou une baguette/tige quelconque : ils pourraient, à terme, définitivement quitter l'anémone et ne plus l'accepter!!! Ceci est notamment vrai
lorsque l'introduction dans l'aquarium est récente.
Rappelez-vous qu'une anémone suffisamment éclairée n'a pas besoin d'énormes apports extérieurs de nourriture solide : ce phénomène de vol des aliments distribués doit rester secondaire si l'anémone est en bonne forme.
En simplifié : une anémone mange tout ce qui lui tombe dans les tentacules, donc si un poisson -hors poissons-clowns et certaines demoiselles immunisés- tombe dans ses tentacules urticants, c'en est fini du poisson... Certaines anémones sont plus dangereuses que d'autres en raison de leur extrême pouvoir adhésif et de leur relative dissimulation dans le décor (cf. le paragraphe suivant). Et même si un poisson réussit à échapper à une anémone, il lui restera des séquelles prenant au minimum la forme de brûlures sur la peau. La présence d'hôtes dans l'anémone et une veilleuse nocturne amenuiseront les risques d'accidents pour les poissons vivants au contact du substrat.
Non, vos poissons ne sont devenus ni naïfs, ni suicidaires, mais juste imprudents. Cet événement rarissime témoigne d'une anémone en pleine forme,
c'est donc bon signe malgré la perte d'un poisson. En effet, il ne faut pas oublier que toutes les anémones (à poissons-clowns ou non) sont des
mangeuses opportunistes; ainsi, si elles peuvent capturer une proie (voir tout et n'importe quoi), elles le feront et essayeront de manger l'objet
de la prise. Dans la plupart des cas, un poisson sait parfaitement rester à une distance raisonnable des tentacules venimeux, mais un mouvement
brusque dans l'aquarium comme la chasse d'un animal par un autre peut créer de l'affolement et un poisson près de l'anémone aura le mauvais réflexe
de se retrouver à une trop proche distance... On devine la suite.
Ces événements arrivent systématiquement avec les poissons qui ont tendance à se poser sur le substrat et c'est principalement pour cette raison que certaines espèces de poissons (faucons, éperviers, blennies, mandarins,
etc.) sont déconseillées dans un aquarium à anémones. Ce phénomène dramatique (mais très naturel) a le plus souvent lieu avec les anémones de sable, mais bien moins fréquemment avec les anémones vivant dans les pierres vivantes. En
particulier, les anémones carpettes (S. haddoni, S. gigantea et S. mertensii) mais aussi Cryptodendrum adhaesivum sont connues pour être des "mangeuses de poissons", probablement en raison de
leur aspect assez neutre dans le décor et de leur incroyable pouvoir adhésif. A ce titre, il est conseillé d'éclairer légèrement la nuit (veilleuse par exemple) afin qu'un poisson ne se pose pas directement dans l'anémone, tout
bêtement parce qu'il ne l'aurait pas vu!
Mais le meilleur moyen, pour un aquariophile, de minimiser la possibilité de mort d'un poisson avec une anémone reste la maintenance de poissons-clowns en son sein. Ceux-ci éloigneront très
efficacement tout intrus, évitant ces accidents.
Les anémones disposent de plusieurs modes de reproduction, à la fois de façon sexuée ou asexuée. Les anémones sont effectivement des individus mâles
ou femelles et elles peuvent se reproduire en lâchant du sperme ou des oeufs dans une colonne d'eau au même instant (en explication très simplifiée,
la synchronisation annuelle se fait en fonction de cycles lunaires) : le sperme fertilise les oeufs, puis après quelques semaines, ce sont des anémones
juvéniles qui vont se fixer en un lieu après dérivation au gré des flots. Ce mode de reproduction ne nous intéresse guère en aquariophilie
individuelle.
En aquarium, on observera plutôt les diverses possibilités de multiplication asexuée; dans les 3 cas connus, on parle de clonage, que cette
augmentation de la population ait lieu par scissiparité, c'est à dire par division d'un individu en 2 individus distincts (scissure au niveau
de la bouche) mais portant le même patrimoine génétique, ou encore par un phénomène de bourgeonnement, c'est à dire qu'un petit individu clone
du parent apparaît en un point de l'anémone puis se sépare (un peu comme si un bourgeon d'un arbre venait à se détacher seul de la branche porteuse).
Dernier cas envisagé, mais improbable en aquarium personnel, un clone provoqué par une entaille (lacération) du pied et dont la partie enlevée
donnerait naissance à un nouvel individu; si cette technique est largement utilisée en botanique pour cloner les orchidées de type
Phalaenopsis, par exemple, elle semble extrêmement délicate à effectuer en aquarium, même par des professionnels. Finalement, on ne connaît
vraiment que 2 anémones se reproduisant fréquemment en aquarium : Entacmaea quadricolor et Heteractis magnifica. En dehors de ces deux
espèces, vous n'avez que peu de chance d'observer le phénomène de scissiparité chez vous... Quant à une reproduction asexuée par bourgeonnement,
les rares cas observés l'ont été avec des anémones du genre Stichodactyla. La multiplication par prélèvement d'un morceau du pied est
une supposition biologique jamais confirmée à ce jour sur ces grosses anémones à poissons-clowns.
Deux anémones scissipares sont bien connues en aquarium. Nous nous limiterons ici à l'anémone-bulle, Entacmaea quadricolor, qui est une
anémone à clowns plutôt facile en aquarium. Nous oublierons Heteractis magnifica car sa seule maintenance relève de conditions très
particulières, rendant encore plus difficile sa multiplication potentielle...
Il existe différentes opinions sur la façon de procéder pour provoquer la scission d'une anémone-bulle. Certains argumentent et préconisent
une méthode purement naturelle en recréant un environnement idéal pour la maintenance de l'anémone et en la nourrissant abondamment : l'anémone
se diviserait d'elle-même en raison de la profusion de nourriture et la possibilité à 2 anémones de s'alimenter. D'autres vont dans un sens opposé,
c'est à dire une méthode consistant à stresser l'anémone au plus haut point; la division intervient alors dans une mesure de sauvegarde, partant
du principe que 2 individus plus petits ont de meilleures chances de survie. Pour cette deuxième solution, une diète sévère de plusieurs semaines
accompagnée d'un brutal et important changement d'eau (50% ou plus) contraindra l'anémone à se scinder. Là encore, c'est l'utilisation d'un
réflexe naturel et programmé au niveau du patrimoine génétique. Enfin, quelques spécialistes semblent parvenir à des résultats satisfaisants en
coupant eux-mêmes l'anémone au scalpel en deux parties. Bien sûr, cette dernière solution n'aboutira positivement qu'avec une excellente
connaissance de ces animaux. Cela ne fait guère partie des occupations aquariophiles "classiques"...
Ce phénomène ne concerne que les anémones bulles, c'est à dire essentiellement Entacmea quadricolor, et en fait, personne n'a de réponse claire et ne sait très bien pourquoi il arrive qu'une anémone de mer de genre Entacmea ne dispose pas de ces bulles terminant ses tentacules. Plusieurs théories tentent d'étayer divers scénarios expliquant pourquoi une anémone bulle a ses fameuses terminaisons ou pas, mais aucune n'est satisfaisante. Les facteurs à exclure sur l'impact de cette excroissance ou non sont respectivement : la présence ou l'absence de poissons clowns, la fréquence de nourrissage, ou l'intensité lumineuse, ni même le spectre lumineux éclairant l'anémone. Et pour apporter encore un peu plus de confusion à cette interrogation, des anémones ont des tentacules avec des bulles tandis que d'autres en sont privés! Il est à noter que la présence ou l'absence de bulles ne semble pas affecter la santé d'une anémone de mer et ne sont pas un indicateur de stress ou de bonne forme.
Il faut garder un oeil sur ce comportement potentiellement alarmant : ce pourrait être un signe de problèmes imminents. Les anémones se contractent (rétrécissent) et augmentent afin d'ajuster leur chimie interne et jouer sur les phénomènes d'osmorégularité avec l'eau. Cela leur permet d'éliminer des surplus et de compenser des pertes dans leurs tissus. Ce rétrécissement et cette extension doivent être surveillés de très près lors de l'introduction récente d'une anémone de mer, car c'est un signe plus grave dans ce cas. A contrario, si votre aquarium est stable et les paramètres de l'eau valides, ne vous inquiétez pas outre mesure de ce comportement de purge. Cependant, si une anémone commence à se rétrécir et puis à se regonfler fréquemment, ou si elle reste contractée pendant de longues périodes chaque jour, quelque chose cloche et c'est alors un indicateur de détresse.
Les anémones en parfaite santé peuvent parfois avoir les tentacules toutes entortillées. Il s'agit le plus généralement de Stichodactyla gigantea ou Stichodactyla haddoni. La plupart des fois, ce n'est pas un indicateur de problème, mais bien au contraire, c'est souvent un signe de grande forme, cela indique que l'anémone se plaît parfaitement là où elle se trouve et la bonne adaptation de son environnement. Toutefois, occasionnellement, des tentacules entortillées peuvent s'accompagner de contraction et/ou d'autres signes montrant que l'anémone n'est pas au meilleur de sa forme. Ceci se produit le plus souvent lors de l'ajout de l'anémone à son nouvel environnement ou en modifiant la chimie de l'eau dans le bac récifal (par l'intermédiaire d'un changement de l'eau, etc.). Si c'est le cas, surveillez bien l'anémone pour vous assurer de la disparition de ces signes de difficultés.
Les anémones de mer non inféodées au sable et allant s'ancrer dans le décor de pierres vivantes (couramment Entacmea quadricolor) arrivent
parfois à s'introduire si profondemment dans les roches qu'elles se retrouvent cachées et deviennent quasiment invisibles. Dans la plupart des
cas, c'est du à une tentative de repositionnement de l'anémone, ou encore en raison d'un dédoublement de l'anémone par scissiparité.
Ce comportement surprenant est finalement une bonne chose et l'anémone réapparaîtra quand elle sera affamée ou à la recherche de lumière.
D'autre part, il n'existe qu'une seule solution pour récupérer l'anémone : casser le décor et atteindre l'anémone en évitant de la blesser.
Cette intervention ne devrait jamais lieu dans de bonnes conditions de maintenance. En de rares occasions, quand l'environnement d'un bac n'est
pas favorable pour maintenir des anémones, elles peuvent de nouveau partir à l'intérieur du décor, dans ce cas elles peuvent avoir besoin
d'être sauvées, et peut-être même enlevées et transférées dans un autre aquarium. Vous êtes le seul juge pour déterminer la qualité de son
environnement, aussi bien que le comportement précédent de l'anémone.
Lors de l'introduction récente de l'anémone, cette situation qui semble inquiétante arrive de temps en temps : laissez le temps à l'anémone
de s'adapter à son nouvel environnement. La faim devrait la faire ressortir : le manque de lumière va la priver d'énergie et sa localisation à
l'intérieur du décor va l'empêcher de s'alimenter en capturant de la nourriture avec les tentacules. Privée de toute source d'alimentation, elle
sortira de sa cachette. Toutefois, un bémol : si la situation perdure plus de 3 à 5 jours, il faudra penser à modifier l'environnement de l'anémone.
Les anémones de mer sont des animaux biologiquement très simples avec une structure interne simplifiée et très économique en terme de dépense d'énergie. En conséquence directe, elles dépendent presqu'entièrement de leur environnement pour leurs besoins de base. Leur capacité à récupérer d'efforts, de dommages ou de maladie est strictement limité au minium vital de survie. Dans un environnement adapté, y compris dans un milieu fermé tel qu'un aquarium, les anémones peuvent être robustes et sembler résistantes; elle peuvent se développer vite et agressivement pour le gain d'un territoire "idéal", et également se reproduire fréquemment. Cependant, à cause de leurs faibles défenses face aux agressions autres que "naturelles", les anémones ne tolèrent pas très bien les transports et les expéditions, et peuvent souvent arriver dans votre magasin local dans un état déjà pitoyable. Si vous combinez une intolérance à s'adapter à de mauvaises conditions de maintient dans un aquarium, le potentiel de survie de l'anémone au départ devient ridiculement faible. Les anémones peuvent être des invertébrés très frustrants pour un aquariophile débutant qui risque fort de ne pas réussir à la maintenir bien longtemps en vie si toutes les ressources et les conditions optimales ne sont pas réunies dès le début. Les anémones n'ont rien à voir avec un poisson combattant qui résiste à presque tout : elles sont fragiles!
Une anémone de mer saine et en bonne forme héberge une population de zooxanthelles dans ses tissus, et c'est le fonctionnement de ces algues symbiotiques qui fournit la majeure partie de l'énergie nécessaire à la vie de l'anémone. Cette population d'algues est initialement de couleur brune, et toutes les anémones à poissons-clowns saines auront une tonalité fondamentale de couleur allant vers le brun foncé (il en va de même pour les coraux durs). Cependant, la couleur des anémones varie et dépend de critères principaux : l'intensité d'éclairage (et la qualité du spectre émis par les lampes) sous laquelle elles sont maintenues, et la taille de leur population de zooxanthelles. Dans les cas extrêmes de mauvaise qualité d'eau, par exemple trop chargée en nutriments (rendant le milieu eutrophique), ou à l'inverse, trop pauvre en oligo-éléments, la population de zooxanthelles dans une anémone peut mourir ou être expulsée. Cette condition s'appelle «blanchiment» depuis un état sain, l'anémone colorée peut devenir toute pâle durant la nuit, terne et sans couleur. Les anémones ayant subi ce phénomène de blanchiment sont blanches ou translucides, et manquent de cette coloration brune apparente chez les anémones saines. Le manque de zooxanthelles met une anémone en état de risque sanitaire significatif, puisqu'elle n'a plus de source substantielle et préférentielle d'alimentation. Cependant, les anémones mal en point et blanchies peuvent récupérer si on les place rapidemment dans un environnement stable et sain. Les distributions d'aliments devront être quotidiennes et les conditions légères appropriées aideront l'animal à reconstruire sa population et réacquérir des zooxanthelles; une fois fait, une couleur normale affichant une sorte de bronzage brunâtre deviendra le plus fréquent. Ce processus peut prendre un moment : trois mois n'est pas rare.
Heu, là, il y a quelque chose qui sort de la bouche de mon anémone : qu'est-ce que c'est ? Les anémones ont seulement besoin d'ouvrir leur système digestif et leur bouche. Une fois qu'elles digèrent un repas, tous les éléments
qui sont non digestibles (des os de poissons, une coquille de moule, etc.) reviendra hors de la bouche quand l'anémone aura consommé et digéré les chairs.
En plus, les anémones veulent parfois "dégonfler" afin de réaliser une sorte de rinçage pour compenser des pertes hors de leur système ou même afin d'équilibrer leur chimie interne par rapport à l'eau environnante. Cette eau
coulera dans et hors de la bouche, et contient parfois de la boue particulaire.
Une substance brune foncée visqueuse, etc., sortant de la bouche de l'anémone est habituellement un mauvais signe; en effet, c'est le plus souvent une indication que l'anémone expulse ses zooxanthellae dus à l'effort ou aux
dommages subis (lors du transport par exemple). En conclusion, en engendrant les anémones libèrent leurs oeufs ou sperme de leurs bouches. Dans le cas des femelles, les oeufs sont des sphères colorées au sujet de la taille
des petites graines de sésame; dans le cas des mâles, le sperme est un nuage de couleur claire qui ressemble beaucoup à de la fumée.
Voir le paragraphe précédent : il s'agit certainement d'une "vidange" interne. L'anémone de mer rejete les surplus après avoir mangé et ce sont des fèces qui sont exhalés.
Préalablement, voir la définition de blanchiment et blanchissement pour faire la distinction entre ces deux mots. Concernant une grande anémone de mer, le phénomène est critique dans un aquarium marin car il est vraisemblablement le signe d'une expulsion massive des zooxanthelles : c'est très mauvais et il y a peu de chance que l'anémone de mer survive à un tel phénomène dans un écosystème captif que constitue un aquarium...
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